Juvaincourt, France

Circuit de Mirecourt : une piste près de l'aérodrome OTAN et la querelle des décibels

Circuit de Mirecourt à Juvaincourt : base OTAN de 1953, karting, conflit avec les écologistes sur le bruit, homologation en 2023 et roulages réservés jusqu'en 2027.

Accès

Type
circuit
Longueur
3,75 km
Ouverture
2023
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La décision fut prise le 8 mai 1952 par le secrétaire d'État à l'Air Montel : une base aérienne de l'OTAN devait être construite au nord de Mirecourt, dans les Vosges. Les agriculteurs de Juvaincourt protestèrent dès qu'ils l'apprirent, mais l'aérodrome fut construit, même si aucune unité n'y stationna jamais en permanence. Près de soixante-dix ans plus tard, des banderoles sont réapparues en bordure de l'aérodrome. Une vingtaine d'opposants, riverains et écologistes, manifestaient contre un circuit auto-moto qui, sous le nom de Circuit de Mirecourt, accueille aujourd'hui les pilotes sur une boucle de 3,75 km.

LocalisationAéropôle Sud Lorraine, communes de Juvaincourt et de Puzieux, département des Vosges, région Grand Est ; à côté de l'aéroport d'Épinal-Mirecourt
Terrainenviron 40 ha, en partie une ancienne aire de stationnement d'avions
Longueur3,75 km
Largeur11 m, 13 m sur un tronçon
Homologationjuin 2023 : journées de roulage pour les voitures et les motos dépassant les 200 km/h ; pas de compétition (situation en juillet 2023)
Infrastructure27 stands, paddock de 1,5 ha, tour de contrôle avec vidéosurveillance et signalisation lumineuse
Saisoncircuit fermé du 1er janvier au 14 février
Propriétaire et exploitantsociété Circuit de Mirecourt, famille Levorato
Statuten activité ; en août 2026, réservations jusqu'en 2027

Des marguerites sur le plateau

Les reconnaissances menées dans les Vosges désignèrent environ six sites susceptibles d'accueillir la base. Trois se trouvaient autour de Mirecourt, à peu près au centre du département, et l'on retint celui que les ingénieurs des Ponts-et-Chaussées n'avaient pas placé en tête. Environ 320 ha de terres fertiles furent expropriés pour l'aérodrome, dont à peu près 30 % du territoire de la commune de Juvaincourt et des terres de quatre autres villages ; c'est pourquoi on parlait dans la région de la « base de Juvaincourt », alors que son nom officiel était Mirecourt. Tel est le récit de Pierre Labrude, qui a reconstitué l'histoire de la base à partir des archives militaires et départementales et de la presse de l'époque. Les agriculteurs ne furent pas les seuls à protester. À l'hôpital psychiatrique voisin de Ravenel, on redoutait un bruit presque continu et, en cas de guerre, des bombardements. Montel fit procéder à des décollages et à des atterrissages simulés. Il ne revint pas sur sa décision, mais les ingénieurs éloignèrent la base des villages, renoncèrent à l'un des deux taxiways et firent légèrement pivoter la piste.

Le 9 mars 1953, les terrains de la base furent mis à la disposition d'un groupement d'entreprises de Mirecourt, dont l'entreprise Cracco. Malgré les grèves et le mauvais temps de l'été, les travaux s'achevèrent quelques semaines avant l'échéance, pour un peu plus de 3,15 milliards de francs de l'époque. La piste répondait aux normes de l'OTAN : 2400 m de long sur 45 m de large. Les avions devaient attendre sur des aires de dispersion appelées « marguerites » ; les normes de l'OTAN en prévoyaient trois, de 17 ou 18 emplacements chacune.

Un an plus tard, les plans changèrent. Le 29 juillet 1954, le comité d'infrastructure de l'OTAN rétrograda Mirecourt au rang d'aérodrome de réserve : aucun bâtiment en dur ne vit donc le jour, et l'aire de stationnement le long de la piste ne fut jamais réalisée. Selon l'actuel gestionnaire de l'aéroport, ce furent surtout des avions canadiens basés à Grostenquin, en Moselle, qui l'utilisèrent jusqu'en 1966 lors d'exercices de l'OTAN. Pour Labrude, l'épisode le plus important se situe en septembre 1958 : du 3 au 23 septembre, deux escadrons canadiens de chasseurs F-86 Sabre y séjournèrent, parce que la piste de Grostenquin était en réfection, et le personnel logeait sous la tente.

Après le retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN, la base passa sous l'autorité de l'armée de l'Air, qui n'en avait pas l'usage. Le 4 décembre 1967, le Premier ministre Pompidou l'affecta à l'aviation civile ; elle devait devenir le principal aérodrome du département. À partir du 1er août 1968, elle fut exploitée par la chambre de commerce et d'industrie d'Épinal. En 2014, Labrude écrivait que seules les marguerites et des restes de clôtures rappelaient encore son passé militaire.

Des Porsche sur les taxiways

L'aérodrome civil s'est aussi accoutumé à des moteurs d'un autre genre. Le gestionnaire le mettait à la disposition de constructeurs automobiles : on y a vu un rassemblement de propriétaires de BMW Z3 et un week-end Porsche avec présentation de la 911, pendant lequel on roulait sur les taxiways comme sur un circuit. Le gestionnaire cite comme dernières manifestations de sport mécanique sur l'aérodrome l'European Drift 2008 et le Drag Power Show. En 1987–1988, une zone franche fut aménagée à côté de l'aérodrome, aujourd'hui l'Aéropôle Sud Lorraine. En 2000, à l'initiative de la communauté de communes de Mirecourt, une piste de karting y vit le jour, complétée en 2009 par une piste de supermoto de 1753 m, avec une partie asphaltée et une partie en terre.

En 2006, la piste de karting fut rachetée par Pierre et Damien Levorato, père et fils. La société qui l'exploitait s'appelait Free Kart 88. Pierre, ingénieur de formation, présidait en 2019 la ligue de karting du Grand Est, et Damien s'était spécialisé dans les grands chantiers de travaux publics. En juillet 2023, le père racontait ainsi au site Endurance24 la genèse du projet :

« Ce circuit est venu un peu par la force des choses. Nous sommes propriétaires d'un circuit de karting, mais mon fils trouvait cela finalement un peu banal et nous nous sommes dits que nous allions changer d'échelle. Le projet de rachat d'un circuit existant n'ayant pas abouti, nous nous sommes reportés sur les terrains disponibles à côté de notre circuit de karting, sur une ancienne base militaire de l'OTAN. »

Une piste de karting vendue pour bâtir le circuit

En avril 2019, le quotidien « Vosges Matin » présentait le circuit comme l'un des principaux investissements de l'Aéropôle : une boucle de 3,7 km sur 40 ha, comparable par ses dimensions au circuit du Castellet. Pierre Levorato comptait 3,5 millions d'euros pour la seule boucle et environ 700 000 euros pour les équipements à venir, annonçait une ouverture en juillet 2020, une dizaine d'emplois au départ et un hôtel à proximité, et renvoyait les compétitions à plus tard : « Pour l'instant, l'organisation de courses n'est pas une priorité, on verra par la suite ! » Le tracé de la boucle devait être dessiné par Damien. Pour boucler le financement, les Levorato vendirent leur piste de karting. Elle fut rachetée par le Belge Frank Cancelli, pilote de karting qui disputait depuis près de trois décennies les championnats de France, d'Europe et du monde ; au registre du commerce, l'acquéreur est la société Idéal Kart France, qu'il préside. En septembre 2019, la société Free Kart 88 prit le nom de Circuit de Mirecourt, avec Pierre pour président et Damien pour directeur général. Un an plus tard, Pierre expliquait vouloir créer un lieu où les amateurs de vitesse pourraient se défouler « sans risque pour leurs points de permis », et en même temps un circuit où de grandes équipes affineraient les réglages de leurs voitures et où les constructeurs testeraient leurs nouveaux modèles avant leur lancement. En 2023, Endurance24 estimait l'ensemble du projet à 6 millions d'euros.

Vingt voitures au-dessus de Domvallier

Au printemps 2020, le projet fut examiné par la Mission régionale d'autorité environnementale (MRAe) Grand Est. Son avis du 11 mai 2020 décrit un terrain à deux visages : au nord-ouest, une aire de stationnement d'avions désaffectée ; au sud-est, un champ cultivé qui, une dizaine d'années plus tôt, faisait encore partie de la forêt. Le projet prévoyait 4,9 ha d'enrobé pour la piste et les parkings, un bâtiment d'accueil, un atelier, des garages de paddock et des merlons de terre hauts de 2–6 m.

Les habitations les plus proches se trouvaient à 800 m du circuit, à Domvallier. Le bruit ambiant dans le village, quand aucun kart ne roulait, était de 42 dB(A), à peu près celui d'un bureau calme, et la réglementation autorisait le circuit à l'augmenter de 6 dB(A) au plus. L'étude acoustique montrait que cette limite était atteinte lorsque 20 véhicules roulaient en même temps au point le moins favorable de la boucle ; avec 30 véhicules, c'est à Puzieux que la limite était atteinte, et à Domvallier la hausse du bruit atteignait 7,5 dB(A). Les auteurs jugeaient le risque faible, car en conduite normale les voitures se répartissent sur toute la boucle, et la MRAe a jugé ce volet satisfaisant. Elle recommandait en revanche de calculer plus précisément les émissions et de proposer des mesures pour les compenser, d'installer des bassins de décantation ou de retenir les premières eaux pluviales du circuit avant leur infiltration dans le sol, de dresser un inventaire du milieu naturel autour du circuit et d'évaluer l'effet du bruit sur les oiseaux.

L'enquête publique s'est déroulée du 28 septembre au 28 octobre 2020. Le commissaire enquêteur, Jacky-René Lajoux, a reçu une dizaine de personnes lors de ses permanences et dix courriers. Denis Lamarche, ancien maire de Domvallier, a alors fait part de ses doutes. Il a ensuite coordonné le collectif « Coupe-circuit », soutenu par l'association Vosges Nature Environnement. Le 7 janvier 2021, une vingtaine de militants se sont rassemblés dans la zone franche de Juvaincourt avec des banderoles « Projet incohérent », « chantier illégal » et « champions du CO2 et des décibels », et ont qualifié le projet tout entier d'« aberration politique, environnementale et économique ». Selon Vosges Nature Environnement, l'investisseur estimait les émissions du circuit à 182 t de CO2 par an, et les opposants à près de 500 t, sans compter les déplacements du public ; l'association comptait aussi environ 2500 habitants dans les villages alentour et près de 35 000 m³ d'eaux pluviales ruisselant chaque année sur l'asphalte. Pierre Levorato répondait qu'il avait engagé les démarches auprès de la DREAL, de la MRAe et de l'agence régionale de santé fin 2018, que toutes avaient rendu des avis favorables, et annonçait trois capteurs sonores qui limiteraient les voitures à 96 décibels.

Le permis d'aménager a été enregistré le vendredi 22 janvier 2021. En avril, les opposants ont déposé en préfecture une demande d'annulation des permis signés par les maires de Puzieux et de Juvaincourt. En décembre, « Vosges Matin » évoquait deux recours d'associations de protection de la nature, sur lesquels la justice devait se prononcer dans les mois suivants, et l'hebdomadaire « Le Canard enchaîné » s'était lui aussi intéressé à l'affaire. « Vosges Matin » rappelait à cette occasion le vote des internautes organisé sur son site en 2020 : 1517 voix pour le circuit, 135 contre, 55 sans avis. En juin 2023 encore, le président de Vosges Nature Environnement, Jean-François Fleck, réagissait ainsi à l'homologation : « C'est une décision irresponsable », et espérait qu'une décision de justice arrêterait l'activité du circuit dans les mois suivants. L'issue de ces procédures n'a pas pu être établie. Le circuit fonctionne.

Un million et demi de mètres cubes

Le chantier a avancé en parallèle du conflit. En février 2021, on concassait sur place de vieux bétons destinés aux fondations de la boucle. Selon « Vosges Matin », l'équipe de Damien Levorato a déplacé en quatre ans un million et demi de mètres cubes de terre, de gravats et de pierres et a construit la plateforme presque exclusivement avec des matériaux de récupération, tirés des couches successives du terrain ; à la fin, il n'a fallu apporter que l'asphalte et les pierres des bacs. Les stands et la tour de contrôle ont été construits en ossature bois, en sapin des Vosges et du Jura ; à l'été 2022, ils étaient prêts, avec un retard imputable à la pandémie et aux pénuries de matériaux. Début novembre 2022, l'entreprise Colas a posé en trois jours, sur les 3,75 km de la boucle, une couche de base en enrobé bitumineux, et en février 2023 on achevait d'étaler la terre végétale sur 30 ha, en vue de l'engazonnement du printemps.

La date d'ouverture n'a cessé de glisser : de juillet 2020 au printemps 2022, puis à l'automne 2022 et au printemps 2023. La cérémonie fixée au 11 mai 2023 a été repoussée d'un mois, la commission d'ouverture ayant exigé quelques petites retouches. D'après le communiqué du circuit, les agents chargés de l'homologation sont venus le 19 avril et ont formulé des exigences supplémentaires, à satisfaire avant les premières journées de roulage. Pierre Levorato a expliqué plus tard que la CNECV, la commission nationale chargée des circuits de vitesse, rattachée au ministère de l'Intérieur, avait ordonné d'achever des travaux interrompus par le mauvais temps et n'avait pas délivré l'homologation lors de sa première visite.

Le retard a coûté au circuit ses premières compétitions. L'Ultimate Cup Series, qui avait inscrit Mirecourt à son calendrier en octobre 2022, pour les 1–3 septembre 2023, comme première épreuve automobile de la nouvelle boucle, a transféré sa manche à Estoril en mai 2023. Le feu vert de la préfecture est arrivé le mardi 27 juin 2023, après l'accord de la CNECV. Damien Levorato, directeur général de la société, a confié au journal que des clients de Belgique et de France attendaient déjà l'homologation.

L'accord ministériel de 2023 concernait les véhicules dépassant les 200 km/h, mais seulement pour les journées de roulage, pas pour les compétitions ; l'homologation en compétition exigeait notamment des protections faites d'environ 17 000 pneus, que les fabricants, selon Pierre Levorato, livraient « au compte-gouttes ». Dans les derniers jours de juin, une dizaine de motards au guidon de grosses cylindrées se sont élancés sur la boucle. En octobre 2023, les clubs Porsche de Lorraine, d'Alsace et de Bourgogne-Franche-Comté ont amené sur le circuit une quarantaine de voitures. L'inauguration officielle n'a eu lieu que le 28 mars 2024, organisée par la société RC Events, qui s'est installée près du circuit, en présence notamment de Nathalie Babouhot, présidente de la communauté de communes de Mirecourt-Dompaire, et d'Yves Séjourné, maire de Mirecourt.

Deux samedis d'août

L'été 2024 a été marqué par deux décès. Le samedi 10 août, vers 11 h 30, un motard de Goetzenbruck, en Moselle, a trouvé la mort. D'après les premières constatations, en sortie de virage, il a percuté la moto qui le précédait, a chuté et sa tête a heurté le sol ; les tentatives de réanimation sont restées vaines. Une semaine plus tard, le 17 août, lors d'un week-end de roulage privé, un motard de 44 ans venu de Belgique a perdu la vie. « Vosges Matin » évoquait une série tragique et notait que les circonstances du premier accident n'étaient toujours pas entièrement éclaircies et que les responsables du circuit étaient très attentifs à la sécurité.

À l'automne 2025, le même journal a décrit l'organisation des secours : une trentaine de caméras surveillent la boucle et, en cas d'accident, le superviseur installé dans la tour de contrôle appelle un secouriste, qui part aussitôt en ambulance. L'entretien avec Didier, infirmier anesthésiste qui assure souvent la permanence au poste médical du circuit, était titré : « en cas d'accident, on intervient dans un délai vital de trois minutes ». Il y expliquait : « Les interventions sont beaucoup plus nombreuses avec les motos, comparées aux voitures où il y a peu de blessés, les chocs étant amortis par les bacs à sable. »

Un calendrier jusqu'en 2027

En octobre 2025, le circuit était réservé jusqu'à fin 2026, et les propriétaires attribuaient ce succès, dans un entretien au journal, à la proximité des frontières suisse, allemande, belge et luxembourgeoise ainsi qu'à la facilité d'accès. En août 2026, le calendrier affichait complet jusqu'en 2027, l'homologation avait été renouvelée, et les journées moto l'emportaient nettement sur les journées auto.

Pour rouler avec sa propre voiture, il faut passer par les organisateurs qui travaillent avec le circuit ; le partenaire attitré est la Drive Académie de Maxime Antoine. D'après le compte rendu de « Vosges Matin », toutes les voitures roulent ensemble lors de ses journées, de la voiture de série à la sportive, à l'exception des monoplaces. Pour les 10 et 11 octobre 2026, l'organisateur vendait des places à 240–550 euros selon la formule, assurance responsabilité civile comprise ; un deuxième pilote coûtait 80 euros de plus. Le briefing commençait à 8 h 30. Le premier jour, la voie des stands restait ouverte pendant toute la durée du roulage (open pit lane), de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h ; le second jour, les voitures roulaient par sessions de 20 minutes, en alternance avec des sessions de side-cars. Le casque, un anneau de remorquage et un permis de conduire ou une licence étaient obligatoires. Seuls les majeurs pouvaient conduire, les passagers devaient avoir au moins 16 ans, et les voitures électriques n'étaient pas admises.

En septembre 2026, Auto Racing Trackday y proposait aussi une journée avec voie des stands ouverte, à 300 euros, avec moniteur sur demande. L'exploitant ouvre la boucle aux journées de roulage du 15 février au 31 octobre, de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h, avec des horaires réduits en novembre et en décembre. Les motards sont formés par Pist.A, et CD-Sport propose des stages en monoplace de Formule 4.

En juillet 2023, Pierre Levorato se donnait encore deux ou trois ans pour les finitions et l'achèvement du circuit. Trois ans plus tard, le samedi 15 août 2026, 120 pilotes venus d'Allemagne roulaient sur la boucle en bordure de l'ancienne base de l'OTAN, une affluence que le journal jugeait ordinaire, avec des réservations pour les mois suivants.

Chronologie

  • 1952 : le 8 mai, décision de construire la base de l'OTAN près de Mirecourt ; protestation des agriculteurs de Juvaincourt.
  • 1953 : construction de l'aérodrome, avec une piste de 2400 m sur 45 m.
  • 1954 : le 29 juillet, rétrogradation au rang d'aérodrome de réserve.
  • 1958 : du 3 au 23 septembre, deux escadrons canadiens de F-86 Sabre venus de Grostenquin.
  • 1967 : le 4 décembre, aérodrome affecté à l'aviation civile.
  • 1987–1988 : zone franche à côté de l'aérodrome, aujourd'hui l'Aéropôle Sud Lorraine.
  • 2000 : piste de karting à Juvaincourt.
  • 2006 : les Levorato rachètent la piste de karting.
  • 2019 : vente de la piste de karting ; projet de circuit présenté dans la presse.
  • 2020 : le 11 mai, avis de la MRAe ; du 28 septembre au 28 octobre, enquête publique.
  • 2021 : le 7 janvier, manifestation du collectif « Coupe-circuit » ; le 22 janvier, permis d'aménager ; en avril, demande de son annulation.
  • 2023 : le 27 juin, homologation ; fin juin, premiers roulages.
  • 2024 : le 28 mars, inauguration officielle ; les 10 et 17 août, mort de deux motards.
  • 2026 : calendrier de réservations plein jusqu'en 2027.
Sources (48)