Arnos, France

Circuit Pau-Arnos : une piste construite sans argent public

Le circuit Pau-Arnos en Béarn : Bernard Teulé, Jean-Pierre Beltoise, litiges sur le bruit, Superbike, finale Pure ETCR et WTCR en 2021, roulages amateurs.

Accès

Le circuit de Pau-Arnos vu depuis un talus : ligne droite avec des motos, voie des stands derrière la glissière et bâtiments des stands à droite
Photo : Samrong01 / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons (redimensionnée et recadrée)
Type
circuit
Longueur
3,03 km
Ouverture
1986
Ouvrir dans: OpenStreetMap · Google Maps©︎ OpenStreetMap

Le 19 août 2021, le promoteur de la Coupe du monde des voitures de tourisme a annoncé qu'en raison de la pandémie il annulait les manches de Corée du Sud, de Chine et de Macao et inscrivait à leur place au calendrier trois circuits jusqu'alors inconnus de la série : Most en Tchéquie, Sotchi en Russie et Pau-Arnos en France. En Béarn, la nouvelle a fait l'effet d'un coup de tonnerre : le quotidien régional l'a qualifiée de « surprenante et inattendue », et le propriétaire du circuit a estimé que la seule mise aux normes pour la licence FIA et l'accueil du championnat coûteraient près de 400 000 euros. Bernard Teulé, ancien moniteur d'auto-école qui avait imaginé et financé ce circuit, avait alors quatre-vingts ans. L'histoire de cet équipement, dans un vallon au pied des Pyrénées, est en grande partie celle de son obstination.

LocalisationArnos, Pyrénées-Atlantiques, France ; à environ 20 km à l'ouest de Pau, près de l'autoroute A65
Typecircuit permanent auto et moto avec piste de karting
Longueur3,030 km en configuration complète ; cinq variantes plus courtes à partir de 600 m
Largeur9–12 m
Ouverture1986
Sens de roulagedans le sens des aiguilles d'une montre (pole position à gauche)
Propriétaire et exploitantla famille Teulé ; société SECADIL (Société d'exploitation du circuit automobile du district de Lacq)
HomologationsFFM (courses moto, endurance, side-cars), FFSA grade 3 ; la licence FIA grade 3 a expiré le 3 août 2024
Meilleur tour1:10,87, Giedo van der Garde, Dallara F305 (F3 Euro Series), essais du 4 mai 2005 ; temps non officiel, réalisé en essais
Principales épreuvesWTCR et finale Pure ETCR (2021), championnat de France Superbike, championnat du monde FIM side-cars (2026), Coupe de France des Circuits, Tour Auto
Statuten activité

Quand le gisement de Lacq a commencé à s'épuiser

Au début des années 1980, les communes du district de Lacq, qui vivaient depuis des décennies d'un grand gisement de gaz et de pétrole, observaient son déclin avec inquiétude et cherchaient des projets susceptibles de donner à la région une nouvelle raison d'exister. Bernard Teulé, propriétaire d'une entreprise de formation de conducteurs qu'il présentait lui-même comme la première du sud-ouest de la France, s'est engouffré dans cette brèche avec l'idée d'un circuit privé. Comme il le rappelait sur le site internet du circuit, l'accord des communes et des propriétaires fonciers, ainsi que le soutien du district et du conseil général du département, ont permis de bâtir un montage financier « sans participation de fonds publics ». La presse régionale ajoute que la porte du district lui a été ouverte par Maurice Plantier, maire d'Artix et ancien ministre des Anciens Combattants.

Autour du projet, Teulé a réuni une vingtaine de personnalités du milieu : Jean-Pierre Beltoise, vainqueur du Grand Prix de Monaco, Henri Loustalan, président de l'Automobile-Club local, André Bourdieu, maire d'Arnos, ainsi que des entreprises de construction et des concessionnaires automobiles. Beltoise a conseillé le tracé ; le quotidien « La République des Pyrénées » écrit explicitement que le circuit a été « tracé avec les conseils de Jean-Pierre Beltoise », et le site RacingCircuits.info lui attribue la paternité du tracé. Sud Ouest ajoute que le moniteur béarnais était alors « en cheville » avec le pilote de Formule 1.

Le circuit a ouvert en 1986 et disposait dès le début des homologations des deux fédérations, automobile et motocycliste. La question d'y transférer le Grand Prix de Pau, disputé en ville, s'était posée dès 1984. Le transfert n'a pas eu lieu, mais le sujet est revenu : en 2017, le quotidien spéculait sur un déménagement en 2019, et Teulé répondait alors que le circuit serait « en capacité de recevoir le Grand Prix », à condition qu'il y ait derrière une « logique économique ».

Trois kilomètres dans un vallon

La boucle complète mesure 3,030 km et suit les pentes du vallon ; en 2016, le quotidien indiquait une largeur de 10,5 m, une ligne de départ large de 12 m et 15 postes de commissaires. L'exploitant présente le circuit comme unique par « la qualité naturelle du site situé dans un vallon verdoyant au pied des Pyrénées », et Sud Ouest l'a qualifié de « circuit le plus vallonné de France ». RacingCircuits.info compare son caractère à celui de Brands Hatch et Cadwell Park, et la chicane en descente située face à la ligne droite des stands au Corkscrew de Laguna Seca ; c'est de là que vient aussi le surnom « le petit Spa ».

Les pilotes du WTCR arrivés ici en 2021 parlaient du circuit sans complaisance. Après la reconnaissance du tracé, Yvan Muller admettait qu'il aurait « apparemment » couru à Arnos trente ans plus tôt en Formule 3 sans en garder le moindre souvenir, et voyait une inconnue dans le fait de lâcher 25 voitures dans une « arène » aussi étroite. Son parent Yann Ehrlacher est arrivé avec l'idée qu'il s'agissait d'un petit circuit, mais les dénivelés lui ont fait changer d'avis. Le vainqueur de la première course, Frédéric Vervisch, déclarait à l'arrivée :

« C'est un circuit très difficile. Tout le monde se bat avec des problèmes mécaniques, la piste est dure pour la voiture. Je suis content de finir sans gros ennuis ».

Jean-Karl Vernay, vainqueur de la deuxième course, ajoutait que le circuit est « piégeux, rapide », qu'il manque de ligne droite et de zones de dépassement, et que la dégradation des pneus y est importante.

Formule 3, Superbike et treize ans d'absence

Les premières années ont apporté au circuit des épreuves nationales du plus haut niveau. Le 3 novembre 1991 s'y est disputée la manche finale du championnat de France de Formule 3 : Olivier Panis s'est imposé en partant de la pole position, et le meilleur tour est revenu à Jean-Christophe Boullion. Le championnat de France Superbike a été accueilli à Arnos de 1989 à 1994, et en 1994 s'y est courue une manche du championnat d'Europe FIM Superbike, première épreuve internationale du site.

Une longue interruption a suivi. Quand le Superbike est revenu à Arnos en août 2016, la presse comptait treize ans d'absence. Teulé expliquait alors : « Ce circuit très technique, nous l'avons façonné au fil des ans » ; l'asphalte avait été repris, les protections renforcées, il avait fallu « raser des butes [sic] pour une meilleure visibilité », construire des box et agrandir le paddock ; la nouveauté était la vidéosurveillance de toute la boucle. Sur le site officiel, cette étape est consignée comme la mise en service, en 2015–2016, de nouveaux postes conformes aux normes FIA et d'un nouveau revêtement de la piste polyvalente, sur laquelle le karting peut être homologué. Lors des premiers essais qualificatifs après ce retour, Kenny Foray a signé 1'17"508, que les journalistes ont annoncé comme un nouveau record du circuit.

Depuis, le FSBK revient chaque année. En juillet 2024, par 36 degrés, Foray a amélioré le record en catégorie Superbike à 1'16"14, et le circuit a enregistré plus de 6000 spectateurs, mille de plus que les années précédentes. Juin 2026 a été plus riche encore : parallèlement à la quatrième manche du championnat de France s'est tenue la troisième manche du championnat du monde FIM des side-cars, première épreuve de ce rang en Béarn, pour laquelle le circuit avait subi durant l'hiver des travaux d'adaptation en vue de l'homologation FIM. La chaleur a contraint la préfecture à interdire les manifestations de plein air à partir de midi le dimanche, si bien que tout le programme des courses a été concentré sur la matinée ; dans la deuxième course Superbike, Grégory Leblanc a établi le record du circuit en course et s'est imposé, et en side-cars Harrison Payne et Kevin Rousseau ont signé un doublé. Le même jour, un concurrent de seize ans a été transporté par hélicoptère à l'hôpital de Pau dans un état grave après une chute.

Le bruit, les voisins et le Conseil d'État

Le circuit a depuis des années des opposants dans un rayon d'une quinzaine de kilomètres. Une association de défense des riverains a attaqué l'arrêté ministériel du 23 avril 2013 homologuant l'équipement ; en janvier 2016, le Conseil d'État, plus haute juridiction administrative française, a rejeté le recours, estimant que le règlement du circuit ne s'écartait pas des règles en vigueur sur des sites comparables. Jean-Bernard Prat, maire de la commune voisine de Boumourt, soutenait dans Sud Ouest que les moteurs s'entendent à « 10 ou 20 kilomètres » et que, dans les maisons, les volets fermés n'y changent rien ; Teulé répondait que le circuit fonctionne 250 jours par an et que les proportions entre l'activité sportive bruyante et l'activité de loisir plus discrète s'étaient inversées. À la même époque se poursuivait le conflit autour de la piste de karting, asphaltée en 2014 sur une ancienne aire de formation : le préfet a refusé l'homologation de la seconde boucle en exigeant un permis d'aménager, et le tribunal administratif de Pau a ensuite annulé sa décision du 21 février 2015 en ordonnant un nouvel examen du dossier dans un délai de quatre mois. En 2018, la société SECADIL s'est de nouveau présentée devant ce tribunal pour demander l'annulation de deux refus préfectoraux d'homologation de la piste de karting ; son avocat a parlé de « tracasserie administrative d'un autre temps ».

Le circuit a aussi sa part d'ombre. En mai 2010, un motard de 48 ans originaire de Marmande est mort lors d'un entraînement ; selon le récit du club, il a glissé et l'arrière de son casque a heurté le revêtement. En août de la même année, un motard de 44 ans venu des Landes est sorti dans un virage et a été tué sur le coup.

Cinq mille pneus et une coupe du monde

La manche du WTCR de 2021 a été pour Arnos, selon la formule d'Auto Hebdo, « un cadeau inattendu ». Le promoteur Eurosport Events devait remplacer les manches asiatiques annulées, et le patron de la série, François Ribeiro, connaissait le Béarn des années 2007–2009, quand le WTCC courait dans les rues de Pau. Teulé a dit « banco » le 15 août ; ensuite, 5000 pneus ont été disposés sur le circuit, des glissières ont été ajoutées, le poste médical a été reconstruit et la licence FIA grade 3 obtenue, c'est-à-dire le droit d'accueillir des courses internationales de voitures de tourisme. L'organisation sportive a été confiée à l'association sportive militaire ASA Militaire de Mazerolles, épaulée par une ASA de Vendée, après le retrait de l'automobile-club ASAC Basco-Béarnais.

Le week-end des 16–17 octobre, la jauge du public était de 2000 personnes. La première course, neutralisée pendant quelques tours après l'accrochage de Tiago Monteiro dans le troisième virage, a été remportée de bout en bout par Vervisch devant Thed Björk et Gabriele Tarquini ; la seconde, sur vingt et un tours, par Vernay devant Muller, à qui les mécaniciens avaient rendu en vingt minutes une voiture réparée après un berceau endommagé dans la première course. Le même jour s'est jouée la finale de la première saison du Pure ETCR, série de voitures de tourisme entièrement électriques, rechargées avec du courant issu de piles à hydrogène. Mattias Ekström avait besoin d'une cinquième place ; au premier virage, il a heurté Philipp Eng, est parti en tête-à-queue avec un pneu crevé, est rentré aux stands, a perdu un tour et a terminé cinquième. Il est devenu champion avec quatre points d'avance sur Vernay, qui a gagné ce jour-là ses deux courses.

Le propriétaire ne cachait pas qu'il ne comptait pas en faire une carrière d'organisateur. « Le sport doit représenter environ 20 % de l'activité du circuit. Nous faisons en majorité de la prestation de services », expliquait-il à Sud Ouest, évoquant les trois jours d'essais de l'équipe DS de Formule E juste avant la manche et l'objectif de réduire le bruit des deux tiers en trois ans. Un portail économique régional le citait plus crûment : « Ce n'est pas notre vocation de devenir un grand circuit de sport automobile ».

L'électricité à la place du bruit

Le virage vers l'électrique avait commencé plus tôt. En avril 2017, le quotidien annonçait l'installation, dans l'enceinte du circuit, du siège mondial de l'entreprise GT Electric et un projet économique tourné vers la promotion de l'énergie électrique. En décembre de la même année, Teulé a signé un accord avec le gestionnaire de réseau Enedis et présenté la maquette d'un bâtiment de 110 m de long comportant douze box supplémentaires, en expliquant que les constructeurs demandaient de la place pour « une centaine de voitures » en essais. Éric Barbaroux, ancien président de la fédération française FFSA et l'un des initiateurs de la Formule E, est devenu le partenaire de ces projets ; en 2022, il énumérait : les essais DS en Formule E, la finale du Pure ETCR, le prototype électrique ERC 140 et des discussions avec des entreprises de l'hydrogène. Le concepteur de l'ERC 140, Sébastien Kulak, annonçait alors une série monotype électrique qui devait démarrer en 2023 précisément à Arnos, parce que le circuit « avait déjà fait ce basculement ».

Après Bernard

Bernard Teulé est décédé le 28 juin 2023, à l'âge de 82 ans. Dans son hommage, la Fédération française de motocyclisme (FFM) a rappelé que, de 1988 à 1996, il avait siégé à sa commission des courses sur route. Le circuit est dirigé par sa fille Nadia Teulé, et son petit-fils Maxime est chargé de la sécurité ; en 2020, la directrice évoquait 300–400 personnes par jour sur le site. Une journaliste régionale écrivait dans un texte d'adieu que le circuit avait la faveur en particulier des motards et des Espagnols venus de l'autre côté de la frontière toute proche.

Une chose a toutefois changé. Sur la liste des circuits licenciés par la FIA de mars 2024, Pau-Arnos figurait avec le grade 3 et une date d'expiration de licence au 3 août 2024 ; sur la liste du 31 mars 2026, le site n'apparaît plus, il ne reste que le circuit urbain de Pau-Ville. Sans licence FIA en cours de validité, le circuit ne peut pour l'instant plus accueillir de courses automobiles internationales. Le calendrier moto compense largement : pour 2026, le circuit a programmé trois épreuves automobiles, cinq épreuves motocyclistes et une course à pied, avec le retour du Caterham Motorsport France, le Tour Auto et, en nouveauté, le championnat du monde des side-cars.

Une journée de roulage à Arnos

Pour l'amateur, la porte d'entrée du circuit, ce sont les journées Open Moto organisées par le Moto Club Pau Arnos : six sessions de 20 minutes en groupes constitués selon le temps au tour, sans classement ni chronométrage au résultat, à condition qu'au moins 30 personnes soient inscrites trois jours avant la date, car il faut payer le service médical et les commissaires. Les inscriptions passent par la plateforme Engage Sports, il faut une licence FFM annuelle ou un « pass circuit » à la journée, et la journée entière coûte 130 euros, la demi-journée 85. Côté automobile, il suffit d'avoir sa propre voiture en bon état, un anneau de remorquage, un casque et, pour les voitures de course, un extincteur, une combinaison et un système HANS ; avant l'entrée en piste, un contrôle du bruit est imposé avec une limite de 100 dB, une assurance responsabilité civile sur circuit peut être achetée sur place pour 20 euros, et seules les voitures équipées d'un arceau prennent des passagers. La grille tarifaire de l'agence départementale du tourisme indique 100 euros la demi-journée et 150 la journée complète de roulage en voiture. Le circuit ouvre ses portes de 8 h à 18 h 30 en saison estivale, et les roulages ont lieu de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h.

Le circuit loue 30 box de 84 m² avec électricité et sortie directe sur la voie des stands ; lors des épreuves Classic d'août 2026, ils coûtaient 500 euros du mercredi au dimanche. En semaine, la boucle est réservée par des écoles de pilotage : GTRO, CD Sport et l'école moto H2S apparaissent côte à côte au calendrier, et au plus fort de la saison le circuit peut être fermé aux autres utilisateurs pendant plusieurs semaines. Parmi les épreuves ouvertes aux amateurs, il y en a eu aussi d'inhabituelles : pour août 2023 avait été annoncé un meeting où 170 amateurs devaient rouler dans le même plateau que Giacomo Agostini, Carl Fogarty et David Checa, sur des machines des années 1950–1993, pour 300 euros le week-end. En avril 2024, plus de 200 équipages du Tour Auto sont passés par le circuit, et parmi les invités figurait le président de l'ACO Pierre Fillon, pour la première fois à Arnos.

Au calendrier de septembre 2026, les Open Moto sont fixés aux samedi 12 et dimanche 13 septembre, avec la même mention que toujours : « sous réserve d'un minimum de 30 inscrits ». Le fondateur a laissé sur le site du circuit une phrase qui y est toujours affichée : « Venez de plus en plus nombreux, vous serez chez vous ».

Chronologie

  • début des années 1980 : les communes du district de Lacq cherchent des projets pour l'après-gisement ; Bernard Teulé présente le projet d'un circuit
  • 1984 : la question du transfert du Grand Prix de Pau à Arnos est posée pour la première fois
  • 1986 : ouverture du circuit avec les homologations FFSA et FFM
  • 1989–1994 : manches du championnat de France Superbike
  • 3 novembre 1991 : finale du championnat de France de Formule 3, victoire d'Olivier Panis
  • 1994 : manche du championnat d'Europe FIM Superbike
  • 2005 : Giedo van der Garde signe 1:10,87 en essais
  • 2010 : deux accidents mortels de motards à l'entraînement
  • 23 avril 2013 : arrêté ministériel homologuant le circuit pour quatre ans
  • janvier 2016 : le Conseil d'État rejette le recours de l'association de riverains
  • 2015–2016 : nouveaux box aux normes FIA et nouveau revêtement de la piste polyvalente
  • août 2016 : le Superbike revient après 13 ans d'absence
  • 2017 : siège de GT Electric sur le circuit, accord avec Enedis, projet d'un bâtiment de 12 box
  • 19 août 2021 : annonce de la manche du WTCR et de la finale du Pure ETCR
  • 16–17 octobre 2021 : WTCR Race of France ; Ekström champion du Pure ETCR
  • 28 juin 2023 : mort de Bernard Teulé
  • 3 août 2024 : expiration de la licence FIA grade 3
  • 19–21 juin 2026 : première manche du championnat du monde FIM des side-cars en Béarn
Sources (51)